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4 janvier 2022

Comment accompagner un enfant hyperactif ou souffrant de troubles de l’attention ?


De nos jours, on estime que 5 à 8% de la population souffre d’un trouble du déficit de l’attention avec hyperactivité (TDAH). Il est primordial que ce trouble soit détecté au plus tôt dans l’enfance, afin d’en limiter les conséquences néfastes. 

Mais que signifient exactement le TDAH et l’hyperactivité ? Comment repérer un enfant atteint de ce type de troubles ? Et comment l’accompagner et l’aider au mieux ? Découvrez les réponses à ces questions dans cet article.

 

 

Définir l’hyperactivité et le TDAH

Le « Trouble du Déficit de l’Attention avec Hyperactivité » (TDAH) est un trouble comportemental d’origine neurologique, fréquemment détecté chez les enfants et les adolescents. Le TDAH peut se présenter avec ou sans hyperactivité. 

 

Ce n’est pas une maladie mais un syndrome qui associe trois troubles dont l’intensité varie en fonction des personnes atteintes : 

  • -un déficit de l’attention, qui se traduit par une difficulté de concentration, de finalisation d’une tâche, des troubles de l’apprentissage, le non-respect des consignes, une difficulté à s’organiser, une grande distraction et la perte d’objets. 
  • -une impulsivité, qui se caractérise par des réponses précipitées, des sautes d’humeur, un manque de patience, une activité physique accrue, une difficulté de contrôle de ses émotions, gestes et paroles. 
  • -une hyperactivité motrice, qui se révèle par une forte agitation et une impossibilité de rester en place un certain temps. 

 

Ces types de comportements peuvent exister chez beaucoup d’enfants. Cependant, ils sont chroniques, prononcés, durables et significatifs chez un jeune diagnostiqué avec un TDAH. Dans ce cas, les symptômes peuvent se manifester dans des situations variées et constituer un véritable handicap pour l’enfant, portant atteinte à sa qualité de vie. 

 

En plus de ces symptômes, l’enfant hyperactif ou atteint d’un TDAH peut être sensible à l’anxiété, à l’opposition et présenter un trouble affectif majeur. Ces enfants se retrouvent ainsi en souffrance dans tous les domaines de leur vie quotidienne (social, scolaire). 

Ce syndrome difficile à vivre pour les enfants comme pour les parents doit être appréhendé et compris au plus tôt pour en limiter les conséquences sur la vie d’adulte.

 

 

Comment repérer un enfant hyperactif ?

 

Les parents bien sûr, et l’école sont en première ligne pour repérer un enfant hyperactif ou atteint de TDAH. Un incident scolaire, un manque accru de concentration, un comportement

très agité peuvent être des signaux révélateurs de ce trouble. L’environnement externe de l’enfant et son contexte familial sont également à prendre en compte. 

Le médecin généraliste ou pédiatre de famille a aussi un rôle clef dans le repérage de l’hyperactivité puisqu’il est l’interlocuteur de confiance, apte à établir un pré-diagnostic. En fonction des trois principaux symptômes et d’autres difficultés propres à l’enfant (dyslexie, difficulté à se faire des amis, faible estime de soi), mais aussi selon la durée, la fréquence et le retentissement de ces signes sur la vie de l’enfant, il pourra suspecter l’existence de ce trouble. 

Si l’entretien ou l’examen clinique suspecte une hyperactivité ou un TDAH, l’enfant sera orienté vers un médecin spécialisé qui confirmera ou non le pré-diagnostic du médecin généraliste. 

 

Ce type de trouble est difficile à repérer, mais lorsqu’il l’est, il est essentiel de suivre et accompagner l’enfant et sa famille, en faisant intervenir plusieurs professionnels : psychologues, professeurs, éducateurs, orthopédagogues, travailleurs sociaux, etc. 

Des stratégies thérapeutiques et éducatives existent pour améliorer le quotidien de l’enfant et de son entourage face à ce syndrome.  

 

Comment aider un enfant hyperactif ou souffrant de TDAH ?

 

Chaque enfant a ses particularités propres qu’il est essentiel d’essayer de comprendre, pour l’aider au mieux. La prise en charge d’un enfant hyperactif ou souffrant de troubles de l’attention doit être globale et personnalisée, ayant pour principal but de réduire les conséquences négatives des troubles sur la vie de l’enfant. Elle peut se faire par une thérapie individuelle ou familiale, un accompagnement de la scolarité, etc. 

 

Même s’ils peuvent parfois se sentir désarmés face à l’hyperactivité, les parents ont un rôle indispensable à jouer pour aider leur enfant. En valorisant ses qualités, ses efforts et ses succès, en usant de l’éducation positive et de la parentalité bienveillante, ils peuvent aider l’enfant à améliorer son estime de soi, ses capacités d’écoute et d’attention. 

Des adaptations et des solutions existent pour améliorer la vie de l’enfant. La pratique d’une activité physique régulière et la permission de se dépenser tant qu’il le souhaite, lui permettra de mieux canaliser son énergie. Les activités de groupe et la valorisation des bons comportements peuvent aider l’enfant à modifier ses actions inappropriées et à développer ses aptitudes sociales. Aider l’enfant à s’organiser en lui offrant une autonomie, un cadre harmonieux et en lui enseignant l’auto-gestion sont aussi des points positifs pour mieux vivre son handicap. 

 

Dans ce processus, il est essentiel que les parents soient accompagnés, tant par leurs proches que par des professionnels qualifiés qui sauront les guider lors des moments plus difficiles. 

En milieu scolaire, des dispositifs d’aménagements individuels existent, tels que :

  • – l’aide personnalisée (de la maternelle au primaire), qui complète l’enseignement obligatoire à raison de deux heures supplémentaires par semaine ; 
  • – l’accompagnement éducatif (en primaire et au collège), avec une assistance dans les devoirs et leçons et une aide méthodologique, à raison de deux à quatre cours par semaine ; 
  • – l’accompagnement personnalisé, qui est un projet individuel de scolarisation pour les troubles spécifiques du langage (aménagements pédagogiques qui permettent de faciliter la scolarité de l’enfant). 

L’élève touché par le TDAH peut également profiter d’autres dispositifs, plus récents, tels que le PAP (Plan d’accompagnement personnalisé), le PAI (Programme d’accompagnement individualisé), le PPS (Programme personnalisé de scolarisation) et le PPRE (Programme personnalisé de réussite éducative). Pour améliorer et optimiser la réussite scolaire des enfants atteints de trouble de l’attention avec ou sans hyperactivité, des dispositifs complémentaires existent. 

 

Lorsque la prise en charge psychologique, éducative et sociale de l’enfant est insuffisante, il existe un traitement par médicament méthylphénidate en France, recommandé uniquement en seconde intention.

 

Nos formations pour accompagner un enfant hyperactif ou présentant un trouble du déficit de l’attention

 

Chez Consilio, nous vous proposons une formation dédiée à l’accompagnement de ces enfants, destinée à toute personne amenée à exercer la fonction d’assistant d’éducation, d’enseignant ou plus généralement à accompagner un enfant dans sa scolarité. 

Elle vous permettra d’acquérir les outils et compétences nécessaires pour encourager et aider l’enfant face à ses difficultés en milieu scolaire, pour comprendre ce syndrome et adopter une attitude ouverte et bienveillante et communiquer au mieux avec l’enfant.